Le ministère des transports a achevé la première phase du plan de restructuration d’Air Algérie dans le volet relatif à la création de la branche maintenance technique et des deux branches restauration et navigation, sur un schéma qui comprend 7 axes, s’étendant jusqu’en 2024 et se terminant par le renouvellement de la flotte à hauteur de 250 milliards de dinars (environ 2 milliards de dollars) pour l’acquisition de 30 nouveaux avions.

Dans ce contexte, les représentants du Syndicat National Indépendant de la Maintenance Aéronautique, lors de leur rencontre il y a quelques jours avec le Ministre du Secteur Issa Bakay, ont exprimé leur crainte et leur ambiguïté quant au projet de création d’une branche de maintenance technique des aéronefs et de la rendre indépendante de la société mère, en raison d’un certain nombre de points d’ombre après lesquels ils n’ont pas reçu de réponses et de clarifications.

La Direction Générale de l’entreprise avait informé les travailleurs du Service Technique de la Maintenance qu’elle avait engagé officiellement les procédures de création d’une branche maintenance et de séparation de celle-ci de la maison mère dans le cadre du plan de restructuration et de création des branches, et fixé la date du 31 décembre comme la date limite d’implantation de la filiale, avec la possibilité d’accorder à la base de maintenance le statut de « zone franche », similaire à celle-ci.

Selon un précédent document publié par « Echorouk », l’Administration Aérienne Algérienne a obtenu des pouvoirs publics une licence de concession pour les terrains qui accueilleront la base de maintenance pour une durée de 65 ans, expliquant qu’elle cherche à faire de la base de maintenance un « zone libre. »

Le plan de développement et de restructuration d’Air Algérie, dont Echorouk a pris connaissance d’une copie, qui s’étend jusqu’en 2024, montre que les coûts de fonctionnement et d’exploitation seront réduits et que le réseau des destinations nationales et internationales sera réorganisé, mais ces étapes sont restées perturbées , en particulier à la lumière de la poursuite de la pandémie de Corona et de la contraction importante de l’activité de l’entreprise.

Le plan comprenait également une révision du réseau de distribution aérienne algérien à l’étranger, en réduisant également le nombre d’agences et leur personnel, mais cette étape est également restée perturbée compte tenu de la poursuite de la pandémie de Corona.

Le plan faisait également référence à un atelier de réforme sur la gestion des ressources humaines en réalisant une étude comparative « Benchmark », en révisant la convention collective et en établissant une nouvelle grille des salaires et des professions.

Concernant le renouvellement et le développement de la flotte aérienne algérienne, le plan précise que ses termes expirent en 2024, avec une valeur financière de 250 milliards de dinars, soit environ 2 milliards de dollars.

Le plan de développement précisait que le renouvellement de la flotte serait couronné par l’acquisition de 30 nouveaux appareils, sans entrer dans les détails (taille et capacité).

Air Algérie possède actuellement 55 avions, dont 8 avions de grande taille « Airbus-A-330 » d’une capacité de 263 passagers, 25 avions Boeing 737/800 d’une capacité comprise entre 148 et 162 passagers, et deux avions Boeing 737/700. d’une capacité de 148 à 162 passagers, 112 passagers, 5 avions Boeing 737/600 d’une capacité de 101 passagers, 15 avions ATR d’une capacité de 66 passagers, auxquels s’ajoutent le 56ème avion Hercules 30-100 pour le fret.

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